Publié par : odelafaire | 10 avril 2018

Halte au feu !

C’est par le dialogue et le rassemblement qu’on réduira des fractures artificielles mais dommageables pour nos territoires.

La presse a fait état récemment de critiques adressées au président du Conseil départemental, Pierre Bédier, par le maire de Versailles, François de Mazières, mais également au sein de notre mouvement Les Républicains.

Il se trouve que j’ai le plaisir d’être à la fois conseiller départemental et conseiller municipal, je connais bien l’un et l’autre : ce sont deux hommes de qualité, que je côtoie depuis des années. Mais je dois dire aussi qu’Yvelinois autant que Versaillais, je me désole que cette querelle et ces critiques soient étalées ainsi sur la place publique : elles ne sont pas à la hauteur des enjeux de nos territoires ; elles ne servent pas non plus notre famille politique, qui a besoin de sérénité pour se reconstruire.

Sur le fond, les critiques adressées au Conseil départemental me paraissent injustes. J’ai l’honneur d’y siéger depuis sept ans. Le Département n’a jamais cessé d’aider les communes, soit en leur apportant l’expertise de ses services, soit en finançant nombre de leurs projets : c’était l’engagement d’Alain Schmitz, c’est la politique de Pierre Bédier. Plus de 24 millions d’euros de subventions ont été alloués à Versailles l’an dernier, notamment pour ses associations sociales, culturelles ou sportives, l’entretien et la rénovation de ses équipements publics, de ses routes ou de ses collèges.

Il est vrai cependant que le Département n’est pas un guichet, et que personne n’a sur ses finances un droit de tirage illimité, ni sans contrepartie. L’Assemblée départementale se prononce sur des projets, elle juge de leur opportunité selon des critères précis, tenant compte des baisses drastiques des dotations de l’Etat. Il est ainsi logique que le Département veille au respect de ce « cahier des charges » par les collectivités qui sollicitent son soutien financier. Les Yvelinois ne comprendraient pas que le Département dépense leur argent sans s’assurer qu’il sera bien employé. Finis les automatismes, place au dialogue et à la concertation.

Je voudrais ainsi apporter quelques précisions sur la caserne Pion – puisque c’est ce dossier qui aurait mis le feu aux poudres. Le Département n’a jamais refusé d’aider les communes « carencées » (celles qui ne respectent pas les obligations de la loi SRU en matière de logement social). Bien au contraire, nous avons adopté le 30 mars un plan d’aide à ces 19 communes particulièrement ambitieux. La réussite de ce plan repose sur la mobilisation de l’ensemble des opérateurs yvelinois : l’Etablissement Public Foncier, l’aménageur Citallios, les Résidences Yvelines Essonne et la Foncière Publique Solidaire. Pour la caserne Pion, la Ville de Versailles a choisi un autre aménageur. C’est son droit mais elle ne peut pas ainsi prétendre, pour cette opération, à l’aide du Département. J’espère seulement que nous travaillerons ensemble sur d’autres dossiers, pour que Versailles bénéficie du soutien du Département, si la Ville le souhaite. Je veux assurer les Versaillais que j’y veillerai, comme je l’ai toujours fait. Cela suppose aussi plus d’échanges entre nos deux institutions.

Ainsi, je peux assurer les Versaillais qu’ils ne seront pas dépouillés de leurs subventions, ce serait désavouer le travail quotidien de leurs 4 conseillers départementaux engagés avec passion pour leur territoire.

Le dialogue : c’est la clé de nos succès futurs. Cela vaut aussi pour notre famille politique. Elle est diverse, riche de ses personnalités, riche de ses sensibilités. N’en excluons aucune ! Mais ne nous dispersons pas non plus. Ne nous divisons pas.

En décembre dernier, les militants ont élu Laurent Wauquiez pour présider notre parti, Les Républicains. Ils l’ont élu pour qu’il défende nos valeurs et qu’il s’oppose intelligemment à Emmanuel Macron.

Le temps viendra bientôt d’élire les présidents de nos fédérations, au mois d’octobre. Dans les Yvelines, Pierre Bédier se présente aux suffrages des militants pour reconquérir les territoires que nous avons perdus. Mais, parce qu’il a soutenu Laurent Wauquiez, certains voient d’un mauvais œil sa candidature. Cela m’attriste d’autant plus que je l’ai aussi soutenu. Je ne participerai pas à ces manœuvres qui ne font que diviser notre famille, et rouvrir des plaies. Pascal Thévenot, Philippe Brillault, Othman Nasrou ou Alexandra Dublanche sont avant tout des amis avec lesquels j’ai plaisir à travailler pour notre territoire. Nous avons justement créé le Club des loges pour combattre ces vieilles méthodes. Tournons la page de ces querelles, rassemblons-nous ! C’est ce que souhaite Pierre Bédier : il veut une présidence rassemblant toutes les sensibilités. C’est aussi ce que je souhaite, et c’est pourquoi je le soutiens.

Faisons la preuve que nous sommes tous capables de travailler ensemble. C’est dans l’intérêt de notre ville de Versailles, des Yvelines, de la droite, et de notre pays.

Olivier de LA FAIRE

Conseiller Départemental des Yvelines

Conseiller Municipal de Versailles

Publicités

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :